Facebook killed the blog
Salut tout le monde (je pense qu'il n'y a presque plus personne, mais bon, on ne sait jamais!).
Rejoignez-moi sur Facebook, c'est plus simple! :))
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L'opération s'est bien passée. Joëlle a tout filmé et pris plein de photos, je les mettrai bientôt. :)
Le plus dur c'est de garder les yeux ouverts sans cligner, surtout avec la lumière très forte, mais sinon ça va. Sur le chemin du retour, je lisais les plaques minéralogiques des voitures!! :DDD
Je présente mes plus plates excuses aux très nombreux lecteurs de ce blog de renommée mondiale! ;) En ce moment c'est le sprint final, le compte à rebours a commencé, plus que 8 jours avant mon départ, demain j'apporte mes cartons (qui ne sont toujours pas finis) à l'aéroport, samedi état des lieux de sortie, donc l'appart doit être vide (ce qui n'est toujours pas le cas) et nickel (encore moins!).
AAAAAAAAAAAAAAAAAhhhhhhhhhhhhhhhh!!!
Vivement que je sois dans l'avion, je pourrai enfin souffler un peu! (et dormir aussi, tiens, ça serait pas mal...)
Ma cousine Joëlle est triste parce qu'elle n'a pas eu l'honneur d'avoir sa photo sur mon blog de renommée internationale (si, si!).
La situation se calme à peine, on recommence tout juste à espérer que le pire est passé, et un double attentat contre des bus replonge le pays dans l'horreur. "Il ne manquait plus que ça... " se dit-on. On avait eu droit à un éventail assez large dans la gamme "Attentats et autres barbaries", mais le dernier en date, ce matin, contre deux bus, prouve que ceux qui cherchent à nuire au Liban repoussent sans cesse les limites de l'atroce. Ce double attentat survient à la veille du 2ème anniversaire de l'attentat contre Rafic Hariri, comme pour narguer les Libanais et la communauté internationale: ne vous faites pas d'illusions, le "sacrifice" de Hariri et la révolution du Cèdre qui en a découlé n'auront servi à rien. C'est comme si le Liban n'arrêtait pas de se débattre comme pour éviter la noyade, à peine réussit-il à sortir la tête pour une inspiration hoquetante qu'on le pousse à nouveau dans la mer de la terreur. Combien de temps pourra-t-il tenir sans se faire engloutir?
Aujourd'hui c'est jour férié au Liban pour la Saint-Maroun (saint patron des maronites, principale communauté chrétienne du Liban), mais surtout l'anniversaire de mon papa...
3a'bel el miyé :)))
Me re-voilà après une longue pause...
Des vacances de Noël à Beyrouth, un retour à Lyon avec son lot de mauvaises nouvelles et de tracasseries administratives, les émeutes au Liban qui font planer le spectre d'une nouvelle guerre civile... L'année 2007 démarre plutôt mal, c'est le moins qu'on puisse dire.
À cause de certains de ces événements (et surtout, malgré certains autres), j'ai décidé de boucler l'aspect expérimental de ma thèse d'ici fin mars, et de m'atteler à l'aspect rédactionnel au Liban. J'aurais bien dit "m'atteler tranquillement", mais il semblerait que le mot tranquillité soit banni de la destinée libanaise... Tant pis, on fera sans...
Donc je me retrouve avec les expériences à finir, les cahiers de manip à mettre à jour, une partie de rédaction à commencer, les meubles à vendre, le déménagement à organiser, le tri à faire (quoi vendre, quoi jeter, quoi expédier au Liban... comment fait-on le tri de presque 7 ans d'accumulation d'objets et de souvenirs?). Le préavis pour la résiliation du bail a été envoyé, le billet d'avion acheté (aller simple, non échangeable)... et je commence à stresser. Ai-je fait le bon choix ou suis-je en train de commettre la pire erreur de ma vie?
Les nouvelles du Liban, la plupart des amis et connaissances qui désertent, et même ma mère qui s'inquiète ("Comment as-tu pu envoyer ton préavis? qui sait ce qui peut se passer??") ne sont pas de très bon augure, et ne contribuent pas à me réconforter à deux mois du tournant que je m'apprête à prendre. En temps normal, qui n'aurait pas de doutes et d'angoisses liées à l'approche d'une fin de thèse, un déménagement, un bouleversement complet des habitudes et du mode de vie? Alors rajouter à cela les interrogations sur la possibilité d'un avenir au Liban et les calculs de probabilités d'une guerre civile équivaut à signer le formulaire d'admission d'un asile psychiatrique. Et je pense que je n'en suis pas loin...
Alors pourquoi est-ce que je rentre?
Le choix du verbe "rentrer" est très révélateur: je rentre parce que c'est chez moi. C'est mon pays, mon univers, mon port d'attache. Malgré la corruption, la pollution, les émeutes, la situation politique ou économique, l'anarchie et j'en passe, je voue à ce pays un attachement inexplicable, viscéral et inconditionnel. Je ne peux me résoudre à lui tourner le dos, surtout en cette période tourmentée. Alors je rentre. Est-ce ce qu'on appelle le patriotisme, ou une incommensurable connerie? L'avenir me le dira... Un avenir que j'ai du mal à envisager loin de chez moi...
Hubiese querido que las cosas fueran diferentes... quizá en una otra vida...
Cette journée ne commence pas sous les meilleurs auspices.
Déjà, il fallait que je passe au labo, ce qui en soi a le don de me mettre de mauvaise humeur le week end. En plus, pour le deuxième samedi de suite, grève des TCL (Transports en Commun Lyonnais). Je me dis "pas grave, il fait beau, je prendrai un Velo'v!". Alors pour ceux qui ne connaissent pas, les Velo'v sont une invention magnifique (des bornes de vélos en libre service) qui n'est malheureusement pas très efficace les jours de grève. Enfin plutôt trop efficace puisqu'on a du mal à trouver des vélos disponibles. Donc c'est parti pour 10 minutes de marche, et là Ô joie! Enfin UN Velo'v dispo. Pas de bol, la chaîne est cassée. On repose le vélo et c'est reparti pour 15 minutes à pieds, avant de trouver enfin un vélo (je vous rassure, c'était quand même sur le chemin du labo). Trop contente, je pose mon sac à main dans le panier, et je me rends compte que quelqu'un y a oublié des documents de la Banque Postale. Je connais des gens à Vienne qui ont trouvé dans leur équivalent de Velo'v des appareils photos ou des écharpes, mais non! moi je trouve des documents bancaires. Et, bien entendu, je suis trop honnête, il faut que je les dépose à la banque; en l'occurrence, le bureau de poste. Bureau de poste + samedi matin + 1 semaine avant Noël = 1 heure d'attente. Au bout d'un moment je me décide à zapper la file, sous les yeux scandalisés des personnes attendant sagement, pour donner les documents à une employée qui passait par là, et qui se confond en remerciements face à tant d'honnêteté. ;)
Bon ce n'est pas tout, faut quand même aller bosser. Donc (enfin) arrivée au labo, je pensais finir rapidement les 2-3 petites choses que je devais faire. Mais c'eût été trop beau! J'ai trouvé une mare devant un de nos congélateurs qui a choisi ce moment si propice qu'est le samedi matin pour rendre l'âme. Il a fallu tout déménager en catastrophe dans d'autres congélateurs et, pour ne rien arranger, mon chef s'est déjà cassé en vacances!
Je ferais sans doute mieux de retourner me coucher... :)
Aujourd'hui commence la Fête des Lumières à Lyon. Cet évènement qui prend de plus en plus d'importance au fil des ans est un des rendez-vous majeurs de la ville, et l'occasion de découvrir les monuments sous un angle et un éclairage nouveaux. L'occasion surtout de se réchauffer avec un bon vin chaud... Parce qu'il fait TOUJOURS froid pour la fête des Lumières. La preuve, entre hier at aujourd'hui, on a perdu 15 degrés!! Eh oui, une fête des Lumières sans se geler, ce n'est pas une vraie fête des Lumières!
Donc voilà quelques photos des deux dernières éditions, un avant-goût de ce qui nous attend à partir de ce soir et pour tout le week-end...
Bon apparemment les photos ont plu à tout le monde, alors j'en remets d'autres... De toute façon, c'est soit ça, soit déprimer à cause de cette fichue situation qui fait dire à ma mère: "Il se peut que je ne vous laisse pas rentrer pour Noël au Liban..." Alors je maudis tous ces "dirigeants" incapables de se mettre ensemble autour d'une table et de discuter comme des adultes, de façon réfléchie, responsable, et ayant pour but l'intérêt du pays (sans parler de mes vacances!!), et je préfère fouiller dans mes photos en me rappelant les moments merveilleux qu'ils représentent (pas toutes, mais bon, je vous épargnerai celles-là, surtout celles de la boumé!)
Le monde entier se ligue contre moi, et notamment l'hébergeur du blog: je ne peux pas publier les photos (eh oui, version Beta, alors il faut prendre son mal en patience...)
Ça y est!!! Donc, en exclusivité sur mon blog...
À tous ceux qui ne voient le Liban qu'au journal de 20 heures, voici les images que je veux en garder...
Je n'en peux plus de vivre ici, avec pour seuls soucis la grève des transports en commun de lundi et le temps qu'il va faire. Mes rares amis restés au Liban n'attendent qu'une chose: l'occasion de partir le plus tôt possible. Ceux qui sont déjà plus ou moins installés à l'étranger n'envisagent pas d'y retourner. Tous me traitent de folle idéaliste et utopiste de vouloir rentrer au bercail. Sans doute ont-ils raison... Mais il y a ce besoin irrépressible et inexplicable de m'impliquer un tant soit peu, de ne pas tourner le dos à mon pays, de ne pas lâcher prise face aux assassins de l'espoir. Et dans mes écouteurs, Sting qui me répète: Be yourself, no matter what they say...
I really must be an alien!
Un martyr de plus tombe pour le Liban. Le pays est en deuil, sous le choc de cette mort injuste, celle d’un jeune homme qui avait le courage de se battre pour sa patrie et ses idées.
Mais au-delà de la douleur face à cette perte, ce sont les conséquences qui me terrifient.
Je suis tétanisée à la vue des pneus brûlés, des rixes qui éclatent entre les partisans des différents courants, comme aux heures les plus noires de la guerre.
La guerre, on n’a connu que ça.
Je fais partie de la génération quatre-vingts, et au Liban, cela signifie naître et grandir au plus fort des conflits, et en garder les séquelles à tout jamais.
À l’époque, nous n’avions pas eu le choix. Nous n’étions que des enfants obligés de subir la folie des grands, de rater l’école, de déménager au gré des combats, de vivre entassés dans les cages d’escaliers pour se mettre à l’abri des obus, avec comme musique d’ambiance, les « départs-arrivées » et le crachotement des postes de radio qui tentaient tant bien que mal de nous relier au monde extérieur.
Mais aujourd’hui, c’est nous, les « grands », et ce choix, nous l’avons.
Le choix d’être ceux qui appellent au calme au lieu d’être ceux qui ravivent les tensions. Le choix de la rationalité face à la violence. Le choix du dialogue et de l’union face à l’affrontement et la discorde.
Nous avons le pouvoir, mais surtout le devoir, d’éviter à nos (futurs) enfants de subir l’horreur que nous avons dû affronter.
Tout simplement parce que nous sommes les mieux placés pour savoir que la guerre et les violences ne résoudront jamais rien.